La baisse des prix des Bordeaux en Primeurs 2013 est insuffisante pour que la campagne soit attractive.
C’est maintenant acté, alors que les négociants demandaient une baisse de 20 à 30% des prix par rapport au millésime 2012, ils n’ont pas été entendus par les propriétés.
Ce millésime est un cas d’école que l’on se positionne du côté des producteurs, des négociants ou des acheteurs.
Un millésime difficile pour les producteurs qui ont fait preuve d’une vigilance et d’une présence quotidienne dans les vignes. La météo a été épouvantable pour les vignerons : Un hiver doux et pluvieux, un printemps froid et pluvieux et surtout un mois de Juin sous des pluies diluviennes. Il a fallu beaucoup de travail entre coulure et millerandage pour produire des vins.
Les mois de Juillet et d’Août ensoleillés et secs ont sauvés le millésime qui a pu murir mais le mal était fait, les volumes à récolter seraient extrêmement faibles.
Dès le mois de Septembre, la pluie et le froid ont stoppés les maturations et il a fallu rentrer les raisins. Les vendanges ont été très exigeantes avec des tris très sélectifs pour amener au chai des raisins sains.
Le millésime 2013 n’aurait jamais existé il y a 20 ans nous disent unanimement les propriétaires, les progrès techniques dans la vigne et les possibilités de sélection des vendanges ont permis de produire un millésime réussi avec des volumes très faibles.
Un marché difficile pour les négociants, une équation à trois variables, des prix élevés, des volumes minuscules et un marché atone.
Dès la présentation du millésime au négoce, le message de ce dernier était clair, si vous voulez une campagne il faut une baisse significative des prix, ce millésime 2013 est un millésime de consommation pas de spéculation.
Château Pontet Canet a ouvert le bal des sorties avant même la présentation du millésime aux acheteurs du monde entiers, sortant au même prix que le millésime 2012. Très vite, les autres châteaux sont sortis, la baisse moyenne des prix se situant à 6-7%, ce qui est insuffisant pour insuffler une demande des acheteurs mondiaux.
Ces derniers ont aussi le choix entre le 2013 « en primeurs » et 3 millésimes « livrables » disponibles en quantités significatives, les 2012, 2011 et 2010. Pour ces 3 derniers millésimes les prix actuels sont proches des prix primeurs, une n’y a pas eu de plus value.
Les acheteurs restent très prudents sur ce millésime 2013, décrié et même condamné avant d’avoir été gouté. Pourtant certains vins sont très bien faits et méritaient plus d’intérêt.
Le marché des primeurs tourne autour de la spéculation, quand le marché est haussier, tous les opérateurs sont aux achats avec l’espoir de plus values et se détournent d’un millésime dès que la demande est faible. On ne peut pas les en blâmer.
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